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Leçon numéro 3
Emploi des cas à partir d'un thème, la deuxième déclinaison, plus-que-parfait et passé antérieur



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D'après Lavarenne et Cayrou.

La page 1 contient la leçon. La page 2 les exercices. La page 3 la correction des exercices.


Troisième leçon

Exemple de thème pour bien comprendre l'emploi des cas
Une blanche colombe était sur la rive de la Seine. Elle aperçut dans l'eau une petite fourmi presque morte. "O colombe, s' écria l'insecte, aide-moi." La bonne colombe auva la fourmi.
Examinons les uns après les autres les mots:
Une: c'est un article indéfini (un, une, des). Le latin n'en possède pas. Nous n'avons pas à le traduire.
Notons en passant que un, une, ne sont pas toujours articles indéfinis. Ils peuvent être aussi adjectifs numéraux. Ainsi quand je dis: "Dans tout mon jardin, il n'y a aujourd'hui qu'une rose", j'insiste sur le nombre; une est adj. numéral.
Blanche est un adjectif: il s'accordera avec le nom auquel il se rapporte, savoir: colombe.
Colombe est le sujet de était; ce nom se mettra donc au nominatif. J'ouvre mon dictionnaire au mot colombe, et j'y lis: columba, ae, f. Cela signifie: ce mot est, féminin (f.); il appartient à la 1ère déclinaison, car son nominatif est en a et son génitif en ae (columba, columbae). Je ne suis donc pas embarrassé pour traduire colombe par le nominatif columba, et l'adjectif blanche: alba, ae (c'est-à-dire, encore une fois, alba au nominatif, albae au génitif), s'accordera avec le nom sing. columba: nous aurons par conséquent le nominatif alba.
Alba columba.
Le verbe était: erat. Il n'y a pas là de difficulté.
Sur. Le dictionnaire m'indique: in.
La, article défini, ne se traduit pas plus que une, article indéfini.
Rive est un complément circonstanciel de lieu. Il doit donc se mettre, normalement, à, l'ablatif. Rive se dit ripa, ae, f. Sur la rive: in ripa.
De la Seine. Seine est le complément du nom rive (ou: complément déterminatif de rive). On mettra le mot latin (Sequana, ae) au génitif, qui est Sequanae.
Alba columba erat in ripa Sequanae.
Elle aperçut. Nous avons vu que le pronom sujet ne se traduit pas en latin. Le parfait du verbe apercevoir, j'ai aperçu, ou j'aperçus, est adspexi. Elle, 3e pers. sing.: adspexit.
Dans. Nous le connaissons: in.
L'eau, complém. circ. de lieu, est à l'ablatif. Aqua, aquae, f. Ablatif: aqua. L' ne se traduit pas.
Une petite fourmi. Une, article indéfini, ne se traduit pas. Petite, adjectif, s'accordera avec fourmi, en nombre, genre, cas. Fourmi est le complément d'objet direct de aperçut, nous emploirons donc l'accusatif du mot. Fourmi = formica, ae, f. Accusatif: formicam. Par suite petite, qui se dit parva, ae, sera à l'accusatif parvam.
Presque est un adverbe qui modifie morte. Les adverbes sont des mots invariables, comme en français. Presque = prope. Beaucoup d'adverbes se terminent en e.
Morte est un participe passé, c'est-à-dire en somme) un adjectif, qui. se rapporte aussi à formicam et se mettra au même cas, l'accusatif. Mortua, ac. Accus.: mortuam.
Adspexit in aqua parvam formicam prope mortuam.
O colombe: Interpellation, invocation, qui se met au vocatif: O columba.
S'écria l'insecte. Attention ici! Le verbe s'écrier, qui est pronominal en français, se traduit en latin par un verbe simple. Cela ne doit pas vous étonner, si vous considérez que s'écrier (en deux mots), ou crier (en un seul) ont au fond le même sens. Aussi trouverons-nous souvent des verbes pronominaux français traduits par des verbes non pronominaux en latin.
Je m'écriai, ou: je me suis écrié (car nous savons qu'en latin il n'y a qu'un seul temps, le parfait, pour traduire le passé simple, le passé composé et le passé antérieur français), se dit: clamavi. Ici nous avons la 3e sing.: clamavit.
Quelle est la fonction de l'insecte? Qui est-ce qui a crié? C'est l'insecte. C'est donc le sujet du verbe, bien qu'il soit placé après le verbe. Insecte sera donc au nomin. L' ne se traduit pas. Bestiola.
Aide-moi. Comme nous n'avons pas encore étudié l'impératif, ni les pronoms, je suis obligé de vous donner telle quelle la traduction de ces deux mots: adjuva me.
O columba, clamavit bestiola, adjuva me.
En tenant compte des remarques faites précédemment, la traduction de la dernière phrase ne présentera aucune difficulté:
La bonne colombe, sujet de sauva, nom.: bona columba.
Sauva, parfait. J'ai sauvé se dit servavi. 3e pers.: servavit.
La fourmi, compl. dir. de sauva, accus.: formicam.
Bona columba servavit formicam.
La deuxième déclinaison
La deuxième déclinaison se compose de noms et d'ajectifs dont le génitif est en i.
Le modèle est le mot dominus (le seigneur).
Nominatif
Vocatif
Accusatif
Génitif
Datif
Ablatif
Singulier
Dominus
Domine
Dominum
Domini
Domino
Domino
Pluriel
Domini
Domini
Dominos
Dominorum
Dominis
Dominis
Il y a bien du rapport entre. la 1re et la 2e déclinaisons, surtout au pluriel. Le datif et l'ablatif sont tous deux en is, comme dans rosis. L'accusatif est en s: dominos, rosas. Le génitif est en rum: dominorum, rosarum. A l'accus et au gén., seule la voyelle diffère: a dans la 1re, o dans la 2e.
Le nominatif pluriel est identique au génitif singulier: domini, rosae.
L'accusatif singulier est en m dans les deux déclinaisons: rosam, dominum.
Le datif et l'ablatif sing. sont identiques dans domino, tandis que nous avons datif rosae, ablatif rosa.
Le vocatif de dominus est domine. C'est la seule déclinaison où le vocatif n'est pas semblable au nominatif.
1. Certains noms et adjectifs n'ont pas us au nominatif, par exemple puer, gén. pueri, "l'enfant" (cf. puéril, puéricultrice); vir, viri, "l'homme" (cf. viril, virilité). Ces mots n'ont pas non plus e au vocatif.
Nominatif
Vocatif
Accusatif
Génitif
Datif
Ablatif
Singulier
Puer
Puer
Puerum
Pueri
Puero
Puero
Pluriel
Pueri
Pueri
Pueros
Puerorum
Pueris
Pueris
2. En français, nous avons deux genres: masculin et féminin. En latin, comme en allemand, etc., il y a trois genres: masculin, féminin et neutre, c'est-à-dire ce qui n'est ni masculin, ni féminin. Le genre d'un nom est souvent arbitraire (c'est-à-dire sans raison plausible).
Nominatif
Vocatif
Accusatif
Génitif
Datif
Ablatif
Singulier
Templum
Templum
Templum
Templi
Templo
Templo
Puriel
Templa
Templa
Templa
Templorum
Templis
Templis
Remarquez bien cette règle absolue pour toutes les déclinaisons latines: Dans les neutres (noms, adjectifs, pronoms), le nominatif, le vocatif et l'accusatif sont toujours semblables. (C'est pour cela que nous les déclinons de suite.)
Et cette autre, valable aussi pour toutes les déclinaisons (sauf dans quelques rares pronoms):
Le nominatif pluriel neutre est toujours en a (et par suite le vocatif et l'accusatif).
Le plus-que-parfait et le futur antérieur
Etre au plus-que-parfait
Fueram
Fueras
Fuerat
Fueramus
Fueratis
Fuerant
Ce temps est formé du radical de fui, savoir: fu, et de l'imparfait de être (eram, etc.).
On forme le plus-que-parfait de tous les verbes. Exemples: scripsi, "j'ai écrit"; "j'avais écrit": scripseram; "j'ai lu ": legi; "j'avais lu ": legeram, etc.
Etre au futur antérieur
Fuero
Fueris
Fuerit
Fuerimus
Fueritis
Fuerint
C'est donc le futur ero, etc., ajouté au radical du parfait.Cependant le futur antérieur fait à la 3e pl. fuerint, tandis que le futur fait erunt. Fuerint a l'avantage d'éviter une confusion avec fuerunt, "ils furent".
Le futur antérieur de tous les verbes se forme de même: "j'aurai écrit": scripsero, scripseris, etc. "J'aurai lu": legero.




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