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Leçon numéro 2
Etre à l'imparfait et au futur. Nom, pronom, adjectif (nature et fonction). La première déclinaison.



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D'après Lavarenne et Cayrou.
La page 1 contient la leçon. La page 2 les exercices. La page 3 la correction des exercices.


Deuxième leçon

Le verbe être à l'indicatif imparfait
Remarques
eram
eras
erat
eramus
eratis
erant
:Ce temp offre un bon exemple des teminaisons (on dit aussi désinences) régulières de toutes les personnes: m; s; t; mus; tis; nt. On ne les trouve pas absolument à tous les temps. Preuve: fui, fuisti. Mais ce sont les désinences de presque tous les temps des verbes actifs.
Le verbe être à l'indicatif futur
Remarques
ero
eris
erit
erimus
eritis
erunt
Notez bien la 1re et la 3e pl. ero, erunt, en o et u, tandis que toutes les autres sont en i.
Etude des noms, des pronoms (les remplaçants des noms) et des adjectifs (leurs fidèles compagnons)
:En français, en règle générale, la terminaison d'un nom, pronom, ou adjectif, ne sont pas la même au singulier et au pluriel.
Homme fait au pluriel hommes. Elle fait elles, animal, animaux.
D'autre part, le féminin diffère du masculin: âne, ânesse; beau, belle; cordial, cordiale.
Il en est de même en latin. La terminaison d'un nom n'est pas la même au singulier qu'au pluriel. Une rose se dit rosa. des roses, rosae (prononcez rosa-é). La terminaison d'un adjectif varie selon le genre: bon se dit bonus, bonne, bona.
Mais en latin, les noms (pronoms, adjectifs) changent aussi. leur terminaison selon leur fonction dans la phrase.
Rappel: un nom peut être sujet d'un verbe, ou complément direct, indirect, circonstanciel, etc. C'est cela qu'on appelle sa fonction, ou son rôle.
Donc, si, pour donner à un mot sa forme correcte, il faut avoir exactement quelle est sa fonction, une étude préliminaire s'impose: celle de l'analyse grammaticale.
Comment reconnaît-on le rôle joué par un nom dans une phrase
,ou, pour parler plus exactement, dans une proposition?
1. Le sujet est l'être (personne ou chose) qui est dans l'état ou qui fait l'action exprimée par le verbe. Pierre chante. Paul est couché. Jean devient sérieux. Parfois, le sujet, au lieu de précéder le verbe, le suit: Que dit-il? - Halte, s'écria la sentinelle.
2. Le complément d'objet est l'être (personne ou chose) qui est l'objet de l'action faite par le sujet: Je regarde ma montre. Je veille à ma santé. La nuit succède au jour. Si l'on n'a pas besoin d'intercaler une préposition entre le verbe et le complément d'objet, on dit qu'on a affaire à un complément d'objet direct: Je regarde ma montre. Pierre mange sa soupe. J'apprends le latin.
Si, au contraire, on est obligé, pour parler correctement, d'intercaler une préposition (généralement à) entre le verbe et le complément d'objet, on dit qu'on a un complément d'objet indirect: Je veille à ma santé. La nuit succède au jour.
Les verbes qui s'emploient avec un complément direct sont appelés verbes transitifs. Ceux qui s'emploient avec un complément indirect sont appelés verbes intransitifs.
On dit souvent actif dans le sens de transitif, et neutre dans le sens de intransitif.
3. La personne ou la chose en faveur de qui on agit, par exemple à qui on donne quelque chose, pour qui on fait un acte, est un complément d'attribution: Je donne un livre à Pierre. J'étudie pour moi-même.
Il est à noter que les frontières entre le complément d'objet indirect et le complément d'attribution sont assez flottantes. Dans: Je parle à ma mère, mère semble répondre aussi bien à la définition du complément d'objet indirect (j'entretiens ma mère), qu'à celle du complément d'attribution (j'articule des paroles en faveur de ma mère).
Il ne faut pas s'étonner de ces limites imprécises. La langue est une chose vivante. Or il y a toujours dans la vie quelque chose qui échappe à une analyse absolue, à une classification mathématique.
4. Tous les compléments qui indiquent une circonstance de l'action: temps, lieu, manière, cause, etc., etc., s'appellent compléments circonstanciels. Ils n'offrent aucune difficulté à reconnaître.
Je vins le soir à Paris pour une visite, Par le train, j'arrivai en trois heures avec facilité.
Soir est complément circonstanciel de temps. Paris, c. c. de lieu. Visite, c. c. de but. Train, c. c. de manière (ou d'instrument). Trois heures, c. c. de temps. Facilité, c. c. de manière.
5. Tous les compléments ne se rapportent pas au verbe. Un nom peut avoir un complément: le livre de Pierre. Pierre est complément de nom. On dit aussi: complément déterminatif.
6. Une remarque encore, et ce sera tout. Il ne faut pas confondre avec un complément direct l'attribut, qui marque, non pas un être qui subit l'action du sujet, mais une manière d'être du sujet. Ainsi: Ce livre est utile. Notre situation semble bonne. Il arrive fatigué. Aristide mourut pauvre. Le lion est appelé le roi des animaux. . Tous les mots en caractères gras sont des attributs.
Nominatif Accusatif Datif Ablatif Génitif Vocatif
La forme à laquelle se met un nom (pronom ou adjectif) sujet s'appelle le nominatif. C'est la forme sous laquelle on nomme couramment ledit nom. Ainsi la rose se dit en latin rosa. Rosa est un nominatif.
Si le sujet.a un attribut, l'attribut prend évidemment la même forme; on dit: le même cas. Dans: La rose est belle, rose et belle seront tous deux au nominatif. Rosa. est pulchra.
(Prononcez pulcra, ch se prononce toujours comme c tout seul.)
Nominatif, de nominativus, qui sert à nommer, s'appelle ainsi parce qu'il nomme le sujet de la proposition.
La forme que l'on donne à un nom lorsqu'il est complément direct s'appelle l'accusatif. L'accusatif de rosa est rosam.
J'ai aimé une rose: amavi rosam.
Accusatif, de accusare, accusatum, accuser, déclarer, faire connaître, s'appelle ainsi parce qu'il fait connaître la personne ou la chose qui éprouve l'action exprimée par un verbe.
Le complément indirect et le complément d'attribution, dont nous avons signalé la similitude, prennent la forme appelée datif. On dit couramment: se mettent au datif. Le datif de rosa est rosae. J'ai donné de l'eau à la rose: dedi aquam rosae.
Dedi, parfait, forme déjà connue (Voir leçon 1).
Aquam, complément direct, accusatif de aqua. Rosae, complément d'attribution, datif.
Le mot datif est dérivé du verbe dare qui signifie donner. C'est le cas où on met la personne à qui l'on donne quelque chose.
Les compléments circonstanciels se mettent à l'ablatif. L'ablatif de rosa est rosa.
La fourmi est dans la rose: formica est in rosa.
Formica, sujet, est au nominatif.
In signifie dans, comme en anglais, en allemand, etc.
Rosa, complément circonstanciel de lieu, est à l'ablatif.
Ablatif, de ablativus, qui enlève (auferre, ablatum, enlever, emporter), s'appelle ainsi parce qu'il se met après un grand nombre de verbes qui marquent la séparation, l'éloignement, comme enlever de, séparer de, éloigner de, distinguer de, priver de, délivrer de, etc.
Le complément du nom (complément déterminatif) se met au génitif. Le génitif de rosa est rosae (même forme que le datif) . La couleur de la rose: color rosae.
Génitif vient de gignere qui signifie enfanter.
Enfin, quand on adresse la parole à quelqu'un ou à quelque chose, on adopte une forme dite vocatif (cf. en français invoquer, invocation, etc.), qui d'ailleurs est presque toujours semblable au nominatif.
Le vocatif de rosa est rosa. O rose, tu es belle: rosa, es pulchra.
Vocatif vient de vocare, vocatum, appeler.
Réciter de suite les six cas auxquels peut se mettre un nom s'appelle décliner ce nom. pour des raisons que nous expliquerons plus tard, nous adopterons, pour décliner les noms, l'ordre suivant: Nominatif, vocatif, accusatif, génitif, datif, ablatif.
La déclinaison de rosa est donc:
Cas
Singulier
Pluriel
Nominatif Rosa Rosae
Vocatif Rosa Rosae
Accusatif Rosam Rosas
Génitif Rosae Rosarum
Datif Rosae Rosis
Ablatif Rosa Rosis
Remarques: Nom., voc., abl. se ressemblent àu singulier. Gén. et dat. aussi. Dat. et abl. se ressemblent au pluriel. Le nom. pl. est semblable au gén. sing.
Lorsque vous cherchez dans le dictionnaire la traduction d'un nom latin, vous trouvez toujours le nominatif et le génitif sing. Les noms qui ont le nom en a et le gén. en ae sont dits noms de la première déclinaison. .Beaucoup d'adjectifs féminins se déclinent de la même mânière. Il faut bien se rappeler qu'en latin l'adjectif s'accorde Lvec le nom auquel il se rapporte en genre et en nombre comme en français, et aussi en cas.
Quelques exemples de noms de la première déclinaison: Rosa = la rose; Aqua = l'eau; Terra = la terre; Herba = l'herbe; Stella = l'étoile; Ira = la colère; Silva = la forêt. Tous ces mots sont du féminin. Mais il y a aussi des mots de la première déclinaison qui sont du masculin tels que Advena = l'étranger; Agricola = le laboureur; Incola = l'habitant; Nauta = la matelot.
Quelques exemples d'adjectifs de la première déclinaison: Bona = bonne; Pulchra = belle; Magna = grande.




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